L’art de la motivation.

Aujourd’hui, j’ai envie de parler motivation. Qu’est-ce qui vous motive à sortir du canapé pour aller vous remuer un peu ?

J’ai vu passer pas mal de ces images, de nanas minces et musclées, avec des corps inatteignables à moins de passer toutes ses journées au sport durant des années. Des objectifs bien trop sur le long terme, qui sont plutôt sources de découragement pendant notre voyage.

Vous voyez de quoi je parle ? De ces images de filles en petite tenue de sport (parce que j’ai bien du mal à trouver des hommes sur ces images. Les hommes n’ont-ils donc pas, eux aussi, besoin d’être « motivés » ?)

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En montrant des fesses à mon blog, cela va-t-il le motiver à faire plus de vues ?

Si cela vous motive, alors tant mieux pour vous ! Mais moi en voyant ces images, je me demande toujours pourquoi je fais partie du commun des mortels, et ces images me dépriment toujours un peu. Je veux dire, les textes en eux-même ne me dérangent pas, mais les images me démoralisent. Parce que si je regarde mes fesses et mon ventre après une séance de sport, ils ne ressemblent toujours pas à ça. Et il est fort à parier qu’ils n’y ressembleront jamais.

Ce dont j’ai besoin, personnellement, c’est de regarder le commun des mortels. C’est ça qui me motive à me bouger. J’aime tomber sur des photos avant / après, parce qu’elles m’indiquent que le chemin est long, mais qu’il est tout à fait possible de le parcourir !

Laisse ton égo à la porte, et amuse toi !

Soyons honnête : si je me suis remise au sport, c’est pour cet objectif là : perdre du poids. Mais au fur et à mesure de mon voyage, et après avoir découvert crossfit, je me suis découvert un nouvel objectif : être en meilleure forme. Je veux pouvoir courir un peu sans être essoufflée, et capable de ramener mes courses à la maison sans trop peiner. Je veux être une meilleure moi, chaque jour qui passe. C’est à présent cela qui m’anime et me force à me lever de mon canapé, et je vous encourage tous à faire la même découverte.

Et être en forme, cela veut-il toujours dire ressembler à ces filles au pack de six apparent ? Je ne pense pas. Vraiment. Regardez tous les athlètes, de toutes les disciplines sportives existantes : il n’y en a pas deux pareils, tout simplement parce qu’il n’y a pas besoin des mêmes capacités pour faire tous les sports.

Je suis tombée sur un projet de photographe qui m’a tellement fait plaisir, que je ne pouvais que le partager : The Rollergirl Project. Je vous encourage vraiment à parcourir ce blog, car il vous fera du bien au moral.

Moi, ce que je vois dans ces images, ce sont des joueurs et des joueuses de derby épanoui.e.s. Et je les trouve tous et toutes très beaux. Regardez leurs corps sans artifices : il y en a pour tous les goûts, et osez me dire qu’ils ne sont pas beaux ! Ce projet incroyable a une vocation spécifique : montrer qu’il n’y a pas qu’un physique de sportif. Oui, on peut faire du sport et avoir des formes. Ca n’en fait pas moins de nous des athlètes.

C’est une des choses que j’apprécie dans le derby : c’est un sport qui apprécie tous les physiques.

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Quand je vois tant de force et de beauté émaner de toutes ces sportives, et tous ces sportifs, je me dis que c’est à ça que je veux ressembler. Votre beauté n’a pas à être imposée par des chiffres sur une balance, elle est le reflet de comment vous vous sentez au fond de vous-même.

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Les 24h du Mans en roller – édition 2015

Un de mes plus grands défis de l’année 2015, ce fut ces fameux 24h. J’en ai tellement parlé autour de moi avant la course que je pense que tout mon entourage avait hâte que ce soit terminé.

Qu’est-ce que c’est ? Une course d’endurance, seul ou en équipe, qui se déroule pendant 24 heures sur le circuit bugatti. Et croyez-moi, c’est une expérience incroyable !

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Crédit : Djoe.A Photos

Je suis partie avec l’association dont je suis adhérente, et j’appréhendais énormément cette course : elle me semblait bien loin de mon niveau, surtout que je patine sur quads. Mes coéquipiers m’ont tout de suite rassurée : nous n’y allons pas pour gagner, mais pour vivre l’expérience. Parce que, oui, si vous aimez patiner, vous devez faire ce circuit au moins une fois dans votre vie !

Cette année il y avait une petite nouveauté : les patineurs en quads avaient leur propre catégorie. Alors du coup, beaucoup sont venus rejoindre la course.

Cela commence déjà par une course hors du circuit, puisqu’il faut réserver l’emplacement sur lequel on va séjourner tout le week-end. Pas de surprise : premier arrivé premier servi ! Autant vous dire qu’il vaut mieux réserver un peu de place, car 24 heures, c’est plutôt long en équipe !

La course en elle-même commence par une parade pour prendre nos repères sur le circuit. On peut faire un ou deux tours, selon son envie. Généralement l’ambiance est très légère pendant cette partie, car certains se déguisent. Vient ensuite le temps des sprints pour définir sa place au début de la course.

Parlons-en du début : fidèlement à la tradition, nous commençons en chaussettes, nos patins en face de nous. J’ai adoré regarder ce moment. Les premiers qui se lancent sur la piste doivent obligatoirement faire deux tours avant de passer le relais.

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Crédit : WoofSnap

Je vous épargnerai le compte-rendu détaillé, car ce n’est pas là mon but en écrivant cet article. J’avais juste envie de partager cette expérience. Le circuit est plutôt difficile pour ceux, comme moi, qui ne font pas du rollers depuis longtemps, mais il est largement faisable ! Surtout que cette année, le soleil a brillé tout du long !

Mes temps ont variés pendant cette longue journée : de 16h à 22h je faisais des tours à 16’30, et puis, avec la fatigue, je suis montée jusqu’à 20′. Je ne sais pas quel était le pire moment : le dernier tour avant d’aller se coucher, ou bien le tout premier après seulement quatre heures de sommeil, à froid, sans avoir mangé.

Selon moi, il y a deux endroits vraiment difficiles à passer sur le circuit : la montée dunlop, bien évidement, et la dernière toute petite montée, à la fin, dont je ne connais pas le nom, mais qui me faisait perdre toute ma vitesse ! De quoi me faire enrager à chaque fois.

Mais de ce week-end, je ne retiens pas mes temps sur le parcours. Certains de mes coéquipiers faisaient tellement mieux, c’est vrai, mais personne n’en voulait aux débutants. On était ici pour s’amuser. Et en effet, j’avais l’impression de camper avec de la famille, c’était une ambiance très agréable.

Notons aussi que des équipes d’ostéos, et de kinés étaient sur place. Heureusement, vraiment, car avec la fatigue, c’était agréable de savoir que des gens étaient présents pour prendre soin de nos petits corps.

J’ai énormément appris lors de cette course. Je n’aime pas les épreuves d’endurance, car je n’ai pour l’instant aucun souffle, mais c’était une expérience très enrichissante. Au niveau roller, bien évidemment, mais aussi sur le plan humain : j’ai rencontré des gens que rien n’arrêtent. Et ça, ça force le respect !

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Crédit : Djoe.A Photos

Il était une fois…

J’ai mis 26 ans à accepter mon corps. Ces mots me paraissent étranges, tant ils ne devraient jamais être alignés. J’ai donc mis 26 ans à accepter mon corps, mon gras, ma taille. Et il n’a fallu que 5 petites minutes pour que mon médecin brise cette nouvelle alliance.

Ca n’était que quelques mots, que j’essayais de prendre avec humour. Il me faisait comprendre que j’étais trop lourde, trop grasse, et que mon dos et mes genoux ne le supportaient pas. Pourtant, je n’avais rien d’excessif.

Les fois d’après, la situation se renouvela, de façon plus prononcée. Mon médecin ne prenait plus de pincettes. Je lui disais que j’avais commencé le roller, pensant que ça lui ferait plaisir de voir que je sortais de mon canapé, mais il me rétorquait que ça n’était pas le meilleur sport pour moi. Que je devais arrêter.

Arrêter, alors que je venais seulement de découvrir le sport qui me passionnait ? Hors de question.

Ce fut la dernière fois que je vis ce médecin. C’était bête, mais je ne supportais plus l’idée d’aller le voir, et de me faire juger encore, physiquement. J’ai donc continué le roller, et vu un autre médecin qui s’est mis à chercher les causes de mes douleurs, plutôt que de me dire simplement que j’étais trop grosse.

Depuis, les choses ont évoluées. Je n’ai pas perdu de poids, mais les choses bougent dans ma vie. J’essaie de passer à un régime végétarien, je souhaite rentrer dans l’équipe de Derby de ma ville, et pour ce faire j’ai débuté depuis quelques semaines le crossfit, dont je suis devenue parfaitement accro.

Le résultat, c’est que je fais en moyenne entre 3 et 5 heures de sport par semaine. Ca n’a pas l’air, mais pour l’allergique au sport que j’étais il y a quelques années, je peux vous dire que c’est quelque chose ! Et ça n’est pas prêt de se réduire. J’ai envie de continuer sur cette lancée, et renouer avec ce corps qui m’a souvent répugné.

Alors, me détachant complètement de mon quotidien, j’ai bien envie de me créer un espace à moi, pour en définir les barrières et les limites. Trouver du réconfort dans un journal virtuel, vous raconter mes déboires et mes victoires. Je ne suis pas encore certaine de tout ce que ce journal va raconter, mais j’ai bien envie d’essayer !

Je vous préviens : ça va être une longue histoire. Pleine de peines et de sueurs.