Le pouvoir positif.

Dans le sport, comme dans la vie, je déteste la négativité.

Pour moi, il suffit de dire « je n’y arriverai pas » pour échouer. Si nous partons défaitistes d’emblée, comment notre corps pourrait-il nous surprendre ? Si la tête n’y croit pas, le corps non plus.

Ces derniers mois, j’ai filé un petit coup de main à ma pote Ginette, du cours de roller, qui était très en dessous du niveau général. Et je peux vous dire que je devais vraiment avoir envie de l’aider pour m’être accrochée jusqu’au bout. J’entendais tout le temps des « je n’y arriverai jamais », « c’est trop dur », et autres chouineries du genre. Ce genre de choses m’insupportent : si on n’aime pas les défis, on ne s’en impose pas, et puis c’est tout !

Même Scald Eagle n’y arrive pas du premier coup…

Soyons honnête : qu’est-ce qui nous pousse à chausser nos baskets quand il fait froid dehors et qu’on voudrait juste rester au chaud sous son plaid ? Le mental.

Quand je vois un mouvement difficile, que je suis loin de maîtriser, qu’est-ce que je me dis ? Je n’ai pas encore le niveau, mais j’y arriverai un jour. Quand je vois des gens courir plus de 10 minutes (le niveau est bas, ne me jugez pas !), qu’est-ce que je me dis ? Ouais, moi aussi j’arriverai à faire ça. D’une manière générale, j’ai besoin de me préparer mentalement. Je me répète le mouvement de nombreuses fois dans ma tête, j’essaie de savoir quelles sont les sensations que je vais avoir, avant d’essayer de le faire. Et oui, c’est certain, je n’y arrive pas du premier coup. Oui, j’ai besoin de m’entraîner et de refaire encore, et encore, mais je sais qu’au bout je vais y arriver. Comment je le sais ? Mais c’est bien simple, Ginette : je me pose des objectifs. Ça, ça me plaît, je veux savoir le faire, peu importe dans combien de temps je le maîtriserai, mais je le ferai un jour.

Et oui, ça vaut aussi pour vous, les Toes to bar. Je ne vous ai pas oubliés.

Je peux me fixer des objectifs parce que je suis ma plus grande supportrice, ma plus grande fan, et mon entraîneuse la plus acharnée. Je crois en moi. Et ça, c’est une bonne façon de réussir, autant dans le sport que dans la vie. Et pour faire ça, je ne m’entoure que de positif. De gens qui croient en moi, qui sont prêts à m’aider, ou a m’encourager, au besoin. J’adapte aussi souvent mes pensées, car parfois j’ai des coups de mou, comme tout le monde. Mais d’une manière générale, je vois la vie comme faire partie d’une équipe, et dans une équipe on se serre les coudes.

De ce fait, il faut savoir reconnaître nos victoires, aussi minimes soient-elles, mais aussi nos défaites. J’ai réussi à rajouter 5 kilos à mon max de deadlift ? Cool, je vais finir par avoir les bras de Schwarzy. J’ai pas réussi à faire le blocage comme demandait mon super coach ? C’est pas grave, je ferai mieux la prochaine fois car j’ai appris de cet échec. Il est important de retourner ce négatif en positif au lieu de se remuer soi-même le couteau dans notre propre plaie. Sinon on va s’imaginer qu’on ne vaut rien, et qu’on ne vaudra jamais rien.

Mais, hé, je vais vous dire une chose… il faut bien commencer quelque part, non ?

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Source photo : MiKa HemSi

 

Bon, pour la petite histoire, je suis obligée de vous raconter que ma pote Ginette a été recalée et n’est pas en équipe à l’heure où je vous écris ces lignes. Mais après l’avoir entendue chouiner, je lui ai remis une petite tape derrière la tête et elle a décidé de reprendre les cours avant de retenter les prochaines sélections. J’espère qu’elle finira par croire en elle, parce qu’elle a fait beaucoup de progrès à force de persévérance.

 

-La force de réaliser ses rêves-

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Blessé au corps, blessé à l’âme.

Mardi dernier, j’ai commencé à écrire tranquillement un article sur le fait que je n’utilisais pas assez ce blog, qu’il pouvait être un incroyable outil pour ma remise en forme. J’étais heureuse, car j’avais devant moi la perspective de plusieurs semaines de repos professionnel, pendant lesquelles j’allais pouvoir intensifier mon rythme sportif.

Un peu plus tard dans la soirée, je me suis rendue à un des entraînements hebdomadaires de derby. C’était important : le week-end qui arrivait nous allions passer les sélections pour pouvoir rentrer – ou non, dans une équipe de roller derby de la ligue Toulousaine. Il était donc temps de faire quelques révisions techniques.

Une demie-heure avant la fin, nous attaquions un peu de blocage, et je me sentais un peu fatiguée. Je ne saurais pas vous dire exactement ce qu’il s’est passé, mais je suis tombée, j’ai senti que ma cheville n’était pas positionnée dans un angle normal, et j’ai entendu cloc. Un de mes ligaments venait de poser sa démission. Hasta la vista.

Cela fait donc une semaine que je regarde mon pied en râlant. Il est là, aucun os cassé, je peux le bouger, mais il n’est pas au mieux de sa forme. J’ai un peu l’impression qu’il n’est plus à moi. Il devient un boulet que je dois me traîner. Je marche lentement, sur béquilles, et lui est là à me donner des sensations bizarres. J’ai l’impression qu’il veut galoper, qu’il en a assez d’être enserré dans cette attelle. Mais voilà, il m’est presque étranger.

 

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Il est très difficile d’admettre qu’on est blessé. Parce qu’on n’en a pas envie. Oui, c’est vraiment stupide à dire, mais qui en aurait envie ? Je me sens dépendante des gens, je vais lentement, et je regarde mes copines faire du roller quand moi je suis assise dans un coin à les regarder. Je me sens punie. C’est idiot, non ? Après tout je ne me suis remise vraiment au sport que depuis un peu plus d’un an, et pourtant, ne pas avoir le choix est extrêmement frustrant.

Alors du coup, niveau moral, c’est un peu la dégringolade. Tous ces efforts des derniers mois, ont-ils été faits pour rien ? Tout ce poids perdu, vais-je soudainement le reprendre ? Et vous savez ce que c’est : pas de moral = malbouffe (enfin, chez moi). Bref, un beau cercle vicieux que je vais devoir entreprendre de briser.

La route est longue, mais il faut que je me concentre sur ma guérison. NON, mes compétences ne disparaîtront pas en quelques semaines d’arrêt. OUI, je risque de reprendre du poids, mais du poids que j’arriverai à reperdre par la suite. OUI, je dois continuer à m’alimenter correctement, car c’est important pour bien me réparer. Et OUI, je peut tout à fait continuer à faire du sport. Pas comme avant, certes, mais je peux faire des exercices sur mon tapis, sans solliciter mon pied. Je peux tout à fait, au moins, limiter les dégâts.

Mais plus encore… Je peux très bien regarder des matchs de derby, pour étudier la théorie, les stratégies… Je peux regarder des vidéos de roller ou de crossfit pour visualiser les mouvements. Le cerveau ne fait pas la différence entre le mouvement qu’on s’imagine faire, et celui que l’on fait vraiment, donc je peux continuer à entretenir mes mouvements grâce à un travail de visualisation. Et surtout, je dois rester positive. Faire une pause ne peut pas n’être que négatif. Par exemple, j’en apprends tous les jours un peu plus sur comment fonctionne mon corps. Après tout, on ne s’intéresse jamais autant à lui que quand il ne va pas bien. Et puis, c’est peut-être l’occasion de faire disparaître cette petite tendinite au genou qui s’est installée depuis un an car je ne m’arrête jamais ?

Et tiens, je me ferais pas un petit marathon de séries ?…

Oui, c’est sûr, quand je vais reprendre le crossfit, j’aurais perdu. Mais mon corps n’aura pas oublié, je lui fais confiance, ça reviendra vite.

Et je n’oublie pas que chaque journée passée me rapproche du jour où j’enfilerai de nouveau mes baskets. Alors si vous aussi vous êtes blessés, cherchez le meilleur à tirer de cette mésaventure, et restez positifs ! Le temps passera vite, et vous pourrez vous remettre au travail très vite ! Reposez-vous, et soyez sûrs d’être bien remis avant d’attaquer le sport !

-On lâche rien !-