Focus on the now.

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Vous savez, je dois avouer que depuis ma reprise du sport, il y a quelque chose de changé.

Je veux dire, depuis ma reprise post-grosse-blessure.
La joueuse TrebleMaker 909 a envoyé un mail il y a quelques jours aux abonnés de son blog qui m’y a fait penser. C’est très bizarre, parce que je sais que ça a changé, depuis le début, mais là, ça m’a frappé. Dans ce mail, elle parle de « Focus on the now » (ben oui, c’est une joueuse anglaise, alors elle parle en anglais).
C’est tout con, mais quand je me suis blessée, je n’étais pas concentrée. J’attribue plein de choses à ma blessure : mon manque de concentration, la faute à pas de chance, mes patins qui étaient en train de décéder, l’alignement des planètes, le sens du vent, la loi de Murphy, etc…
Mais depuis que je remets mes patins, j’ai cette phrase, qui me trotte dans la tête à peu près tout le temps : Tu es là, maintenant. Comme un mantra que je me répète pour rester concentrée. Je me le répète pendant tout l’échauffement pré-match, à voix basse. Je ne sais pas pourquoi, c’est venu naturellement.
Et finalement, j’aime cette façon de penser. Je l’aime tellement que j’essaie de l’appliquer un peu partout, un peu tout le temps. Quand je quitte le boulot, je laisse tous mes soucis liés à ça là-bas. Quand je parle à quelqu’un, j’oublie tous mes soucis. J’ai l’impression de segmenter tout dans ma vie. Ça n’est pas forcément une bonne chose, si on le fait tout le temps, mais j’avoue que c’est un peu reposant, d’oublier un peu.
champion
Mais dans son mail, la partie importante, c’était la confiance en soi, Saint Graal, et je pense que cette façon de faire m’aide, dans le sport.
Je veux dire par là que pendant 2h30, je suis complètement dans ce que je fais. Je ne m’inquiète plus de tous les soucis qui flottent autour de moi, je les repousse d’un revers de la main, et je fais ce que mon coach me demande de faire. Des digues ? Ok, je les fais. Du départ sur stopper ? Ok. Il veut que je jamme alors que j’ai des angoisses infinies sur ma cheville ? Pas de soucis, le doc a dit que c’était ok, alors je le fais. Je me donne à fond, dans tous les exercices, et après l’entraînement je prends une dizaine de minutes pour faire le point sur ce qu’on a vu. Mes points forts et mes points faibles. Je note ce qui allait, ce qui n’allait pas, et ce que je dois travailler. Je ressors ça à la séance suivante, je demande conseil à mes coéquipières, à mes coachs, et j’ai l’impression que ça fonctionne. Je me sens plus forte, je comprends mieux ce qu’on attend de moi, et je veux bien assumer toutes les fonctions qu’on me demandera.
De ce fait, rapidement, mes entraînements sont devenus les meilleurs moments de ma semaine.
-Soyons des champions.-
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